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- Lotte à la sauce de tomates fraîches et basilic, simple et léger
Petite, comme beaucoup d'enfants, je n'aimais guère le poisson à cause des arêtes, mais la lotte, par conséquent, j'adorais. Et j'adore toujours. Pour la cuisiner, voici une recette de Maman dont j'ignorais l'origine. Je n'ai découvert que récemment qu'elle était italienne : rana pescatrice al sugo di pomodoro fresco e basilico. Une fois encore, il s'agit d'une recette ultra simple et très peu grasse qui met la lotte en valeur et est infiniment gouteuse. Ingrédients pour 2 personnes 400 g de lotte (une fois l'os central ôté par le poissonnier) 250 g de tomates fraîches mixées (ou éventuellement en bocal ou en boite). Moi j'utilise l'intérieur des tomates que j'ai évidées pour cuisiner des tomates farcies, par exemple. 1 échalote 1 gousse d'ail 1 petit verre de vin blanc quelques feuilles de basilic huile d'olive sel, poivre Progression Emincer finement l'échalote et la faire revenir sans coloration dans une poêle à feu doux avec un peu d'huile d'olive. Déglacer avec le verre de vin blanc et laisser évaporer l'alcool. Ajouter les tomates fraîches mixées, la gousse d'ail, la moitié des feuilles de basilic grossièrement déchirées, saler, poivrer et laisser mijoter une dizaine de minutes à feu très doux. Débiter la chair de lotte en gros cubes de 3 à 4 cm. Une fois la sauce tomate cuite, y déposer les morceaux de lotte et laisser cuire environ 2 minutes, toujours à feu doux. Retourner ensuite délicatement les morceaux de lotte un à un et laisser à nouveau cuire 2 à 3 minutes. Attention à ne pas trop cuire la lotte, elle deviendrait vite caoutchouteuse. Elle doit cuire "de peur" comme disent les pros ! Juste avant de servir, ajouter les feuilles de basilic restantes. Rectifier l'assaisonnement. C'est prêt ! Mon conseil Maman servait ce plat avec du riz, les Italiens le proposent tel quel en secondo piatto avec du pain. Si le plat doit attendre, il est préférable d'éteindre complètement le feu, puis de le réchauffer à feu doux avant le service.
- Tarte aux fraises, amandes et menthe : ma recette préférée
Qui n'aime pas la tarte aux fraises ? Alors quand la saison des fraises bat son plein, il ne faut pas hésiter. Maman les dressait sur une crème pâtissière à la vanille, mais moi j'avoue avoir une préférence pour un lit de crème d'amandes - maison bien sûr - moins sucrée que ce que propose la plupart des recettes. De même, j'aime tant le parfum des fraises - des magnum notamment - que je les effleure à peine d'un mélange de confiture et d'eau pour la finition, sans véritablement les sucrer. Enfin, j'ajoute des feuilles de menthe, pour la décoration, mais pas uniquement, car elles apportent un vrai plus à la tarte avec leur parfum poivré. Ingrédients pour 4 personnes 400 g de belles fraises Quelques feuilles de menthe fraîche 3 cs de gelée de framboises (ou autre gelée de fruits rouges) Pour la pâte sablée (J'utilise toujours la recette de Maman) 300 g de farine 220 g de beurre 2 cs sucre 1 œuf entier 1 cs de crème fraiche 1 pincée de sel Crème d'amandes 100 g de poudre d'amandes (j'aime bien mixer des amandes entières, sans les décortiquer; c'est plus gouteux... et plus rapide) 100 g de beurre 100g de sucre 2 œufs Progression Le fond de pâte sablée Rassembler tous les ingrédients, mélanger rapidement du bout des doigts, façonner une boule, l'aplatir légèrement, la recouvrir de film alimentaire et la laisser reposer au moins 30 minutes au frigo (ou mieux, la faire la veille). Au moment de réaliser la tarte, préchauffer le four à 170°. Abaisser la pâte au rouleau, en garnir un moule - avec fond amovible de préférence, piquer la pâte avec une fourchette, puis disposer dessus un papier cuisson et des billes de céramique (ou des haricots secs) pour faire cuire à blanc 20 minutes. Ôter ensuite avec précaution le papier cuisson et les billes et poursuivre la cuisson encore 10 minutes. Laisser refroidir et réserver au frais. Pendant ce temps, préparer la crème d'amandes. Mixer les amandes, puis ajouter les autres ingrédients. Une fois la crème obtenue, la verser sur le fond de tarte et remettre au four (toujours à 170°) pour 25 à 30 minutes. Il faut surveiller que la crème soit cuite mais sans trop brunir. Laisser refroidir. Diluer la confiture à feu doux avec très peu d'eau. Laver, équeuter et couper les fraises en deux. Laver et sécher les feuilles de menthe. Pour le dressage : disposer les fraises sur le fond de tarte, puis avec un pinceau les badigeonner légèrement de confiture diluée. Terminer en décorant avec les feuilles de menthe. C'est prêt !
- Fanes et autres restes verts en omelette, la recette anti-gaspi
Quelle joie de trouver au printemps des bottes de jeunes navets et de petits oignons blancs tout ronds, de beaux radis roses et rouges, etc. Mais comment utiliser les fanes qui sont touffues et magnifiquement vigoureuses autrement qu'en soupe, ce qui n'est plus vraiment de saison. Moi, j'opte pour l'omelette, mi-frittata italienne mi-kuku perse. D'autant que j'y ajoute mes autres "restes verts" cuits ou crus de la veille : feuilles de salade, petits pois ou haricots verts. Une vraie recette anti-gaspi, facile et délicieuse. Ingrédients pour 2 personnes Environ 400 g de fanes diverses, feuilles de salade, etc. 3 cs d'huile d'olive 5 œufs sel, poivre Progression Laver soigneusement les fanes et autres feuilles et les débiter en gros morceaux. Faire chauffer une cuillère à soupe d'huile d'olive dans une casserole et y faire tomber tous ces "restes" pendant 3 à 4 minutes. Saler, poivrer, puis hors du feu, ajouter éventuellement les restes d'autres légumes verts cuits (petits pois, haricots verts coupés en trois etc.). Dans un bol, casser les œufs, saler et poivrer, les battre puis ajouter les légumes. Dans une poêle, mettre 2 cuillères à soupe d'huile d'olive. Lorsqu'elle est bien chaude, y verser la préparation et baisser un peu le feu. Laisser lentement l'omelette coaguler sur une face, avec un couvercle, sans essayer de la retourner. Au bout de quelques minutes, lorsque les bords commencent à se détacher, poser une assiette retournée dessus et renverser l'omelette dessus. Glisser alors l'omelette dans la poêle sur l'autre face pour 2 minutes de cuisson supplémentaires. C'est prêt ! A servir bien chaud ! Mon conseil Il faut juste veiller à ce que parmi les "restes" verts il y en ait qui soient bien relevés, comme les fanes d'oignons ou de l'ail des ours. Sinon, au besoin, ajouter un gousse d'ail haché ou une échalote ciselée, par exemple.
- Compotée de rhubarbe pour accompagner les poissons
C'est la pleine saison de la rhubarbe. En tarte, en crumble avec ou sans fraises, en compote : il y a mille recettes de desserts à base de rhubarbe. Mais nous, nous aimons la rhubarbe en compotée pour accompagner le poisson. Sa saveur acidulée se substitue avantageusement au filet de citron et vient rehausser le goût d'un omble chevalier, par exemple. Simple, rapide et inratable, voici ma recette. Ingrédients pour deux personnes 250 g de rhubarbe 25 g de beurre 2 cs de sucre semoule (environ 20g) sel poivre de Timut (facultatif) Progression Laver, éplucher et couper la rhubarbe en tronçons d'un cm. Dans une casserole, mettre le beurre à feu doux avec les morceaux de rhubarbe. Au bout de quelques minutes, la rhubarbe fond. Ajouter le sucre semoule et une pointe de sel. Lorsque la rhubarbe s'écrase facilement, la compotée est prête. A servir tel quel dans une saucière, saupoudrée de poivre de Timut à la saveur citronnée, pour accompagner un poisson, ou directement sur une assiette, surmontée d'un filet d'omble chevalier, par exemple. Pour la cuisson de l'omble chevalier, voir ma recette ici
- Le crumble aux pommes et fraises de Christophe Felder
J'adore le crumble, un dessert délicieux, léger et rapide à préparer, idéal par temps chaud. Il est conjugable à l'infini en variant les fruits - et même les légumes en version salée. Après avoir partagé ma recette fétiche, le crumble très léger aux pommes, noix et raisins secs, je me devais de reproduire ici celle du Chef Christophe Felder, que je viens de découvrir, car elle est juste parfaite. Elle allie la saveur douce de pommes reinette rehaussée d'une pointe de citron et parfumée de cannelle, à celle légèrement acidulée de fraises gariguette. Un régal ! Ingrédients pour 4 personnes 3 pommes moyennes (type reinette) 100 g de fraises gariguette 1/2 jus de citron 1/2 sachet de sucre vanillé 1/2 cc de cannelle en poudre Pour le crumble 85 g de farine 60 g de cassonade 20 g de sucre semoule 70 g de beurre Progression Préparer la pâte à crumble en mélangeant tous les ingrédients. Sabler rapidement en frottant les paumes des mains l'une contre l'autre. Une fois obtenue la texture granuleuse souhaitée, déposer la pâte sur une assiette et réserver quelques minutes au frigo, le temps de préparer les fruits. Préchauffer le four à 180° chaleur tournante. Laver et peler les pommes. Les couper en quartiers, ôter les pépins puis les débiter en gros morceaux. Les mélanger dans une jatte avec le jus de citron, la cannelle et le sucre vanillé. Réserver. Laver les fraises, les équeuter, les couper en deux (ou plus si elles sont grosses) et les ajouter aux pommes. Verser le tout dans un plat allant au four. Recouvrir les fruits de la préparation de crumble et mettre au four environ 30 minutes. Lorsque la surface est légèrement dorée, c'est prêt ! Mon conseil Ce crumble se déguste tiède. Il se réchauffe très bien, mais au four, jamais au micro-ondes, afin de conserver son croustillant.
- Pasta cacio e pepe alla gricia - pâtes au poivre, sel et guanciale ou pancetta
Cette recette de pâtes, ultra rapide et très économique, est un mix entre deux plats typiquement italiens, hyper simples : la pasta cacio e pepe, c'est-à-dire juste avec beaucoup de poivre, du sel, et du fromage et la pasta alla gricia, qui, elle, se compose uniquement de guanciale (ou à défaut de pancetta) et également, bien sûr, de fromage râpé (pecorino ou parmesan). J'ai rassemblé les deux recettes en une seule pour un résultat surprenant de saveurs. Ingrédients pour 2 personnes 200 g de pâtes au choix (ici des garganelli) 150 g de guanciale (joue de porc) ou à défaut de pancetta 150 g de pecorino râpé ou à défaut de parmesan une cc de poivre concassé sel pour la cuisson des pâtes Progression Mettre le poivre concassé et le pecorino (ou le parmesan) dans un bol. Couper le guanciale ou la pancetta en lardons et les faire suer dans une poêle jusqu'à ce qu'ils soient légèrement colorés, les réserver au chaud. Laisser la poêle (donc sans les lardons) sur feu minimum. Mettre de l'eau salée à bouillir puis y plonger les pâtes. Prélever une demi louche de l'eau de cuisson et la verser dans le bol contenant le fromage. Mélanger énergiquement jusqu'à l'obtention d'une sorte de pâte blanche. Lorsque les pâtes sont presque al dente (surtout pas trop cuites car elles continueront à cuire 2 minutes dans la poêle !), les sortir de l'eau à l'aide d'une écumoire et les verser dans la poêle qui a servi à la cuisson des lardons. Augmenter légèrement le feu et mélanger une minute. Ajouter ensuite la préparation fromage fondue et poivre aux pâtes. Remuer encore rapidement. C'est prêt! Servir dans une assiette creuse préalablement chauffée les pâtes agrémentées de cette sauce blanche, décorer avec les lardons réservés et un peu de pecorino râpé. Mon conseil Le guanciale (ou la pancetta) et le pecorino (ou parmesan) étant des ingrédients déjà très salés, je recommande de ne saler que faiblement l'eau des pâtes et de ne surtout pas saler la préparation à base de fromage/eau chaude.
- Filets de rouget et crème à l'oseille de Maman
C'est la plein saison de l'oseille ! Maman réalisait avec ce légume-condiment une délicieuse sauce pour accompagner son pot-au-feu. Moi je cuisine cette crème à l'oseille avec du poisson. Elle est hyper simple et rapide à préparer et se marie avec toutes sortes de poissons. J'ai choisi cette fois de la cuisiner avec des rougets barbet, que mon poissonnier a la gentillesse de me préparer en filets, prêts à cuire. Ingrédients pour 2 personnes 6 filets de rouget 10 g de farine huile d'olive sel, poivre Pour la sauce à l'oseille 1 noisette de beurre 1 bouquet d'oseille fraiche (environ 300g) 2 cs de crème fraîche 1/2 cc de sucre 1 cc de jus de citron sel, poivre Progression Laver et sécher les feuilles d'oseille. Dans une casserole, faire fondre à feu doux le beurre et y jeter l'oseille. Remuer. L'oseille va fondre de moitié en 1 à 2 minutes et perdre, en cuisant, sa belle couleur printanière pour prendre une teinte vert olive. Saler, poivrer, ajouter la pointe de sucre et le jus de citron puis la crème. Remuer à nouveau, puis arrêter la cuisson et réserver au chaud. Il est important de ne pas trop cuire cette sauce. Maximum 5 minutes à feu doux en tout. Dans une poêle, faire chauffer de l'huile d'olive. Fariner légèrement les filets de rouget, uniquement côté peau. Cela permettra d'obtenir un beau croustillant et évitera que la peau n'attache à la poêle. Mettre les filets à cuire dans la poêle, côté peau pendant 1 à 2 minutes. Saler et poivrer la chair puis l'arroser avec l'huile d'olive de la poêle à l'aide d'une cuillère. Quand la chair commence à cuire sur les bords, éteindre le feu, retourner les filets, attendre, 30 secondes, puis débarrasser immédiatement. La cuisson est terminée. C'est prêt ! Servir les filets à l'assiette, sur un lit de crème à l'oseille. Mon conseil Ne pas hésiter à goûter la sauce avant de sucrer car il n'est pas toujours nécessaire d'en ajouter. Cette recette peut se préparer avec des filets de rouget surgelés, si vous n'avez pas la chance, comme moi, d'avoir près de chez vous une poissonnerie de qualité, comme celle du Marché frais à Orgeval.
- Rognons de veau et tomates cerise simplement poêlés
Les amateurs de rognons de veau seront d'accord avec moi : ce produit tripier doit être cuisiné simplement si on veut vraiment le mettre en valeur. Alors bien sûr, il existe des recettes qui préconisent de le découper et de l'agrémenter d'une sauce madère ou porto, de poivre vert ou encore d'une sauce crème et champignons. C'est aussi très bon. Mais Nounours et moi préférons le rognon entier, grillé ou poêlé, ce qui est très simple à réaliser à condition de respecter quelques règles basiques. Et j'aime accompagner ce produit fin soit de pommes de terre - sarladaises par exemple - soit plus légèrement, d'une tombée d'épinards et d'une poêlée de tomates cerise. Voici, selon moi, la meilleure des recettes. Pour 2 personnes 2 rognons de veau entiers dégraissés (demander au boucher qui le fait en général très volontiers) 1 cs d'huile d'olive 1 noix de beurre sel poivre Pour l'accompagnement 500 g d'épinards frais (ou congelés) Une douzaine de tomates cerise 1 gousse d'ail persil 2 cs huile d'olive 1 cc de beurre sel poivre Progression Laver soigneusement et sécher les épinards. (S'ils sont congelés procéder comme indiqué sur le paquet). Faire chauffer 1 cuillère à soupe d'huile d'olive dans une casserole ou une grande poêle, y jeter les épinards frais et les faire "tomber", c'est-à-dire juste cuire très rapidement. Saler, poivrer et les verser dans une passoire afin qu'ils perdent leur résidu d'eau, puis les remettre dans la casserole, ajouter le beurre et réserver au chaud. Laver et sécher les tomates cerise. Dans une autre poêle, mettre à chauffer à feu vif l'autre cuillère à soupe d'huile et y jeter les tomates pour les faire éclater une à deux minutes tout au plus, puis baisser le feu au maximum, saler, poivrer, et ajouter la gousse d'ail écrasée et le persil ciselé. Réserver. Saler les rognons sur les deux faces. Mettre à chauffer à feu vif dans une grande poêle, 1 cuillère à soupe d'huile d'olive puis y déposer les rognons côté intérieur d'abord. Ajouter alors le beurre, laisser saisir 2 à 3 minutes puis les retourner et poursuivre la cuisson. Les retourner à nouveau pour terminer la cuisson en les arrosant régulièrement avec le mélange beurre-huile-jus des rognons. Le temps de cuisson dépend de la grosseur des rognons et du goût de chacun, un peu moins de 3 minutes si on le veut "à la goutte de sang", un peu plus si on le veut "bien cuit" (ce qui serait dommage). Mais pour une taille moyenne et une cuisson "rosé", il faut compter environ 3 minutes de chaque côté. Poivrer généreusement, c'est important. C'est prêt ! Disposer dans chaque assiette un rognon, la tombée d'épinards et quelques tomates cerise poêlées. Arroser les rognons avec le jus de cuisson réduit et ajouter un tour de moulin à poivre.
- Champignons farcis aux deux fromages en salade
Voici une recette tellement simple que j'ai hésité à l'écrire. Et je me suis dit qu'elle pourrait au contraire être très utile à l'approche de l'été. Farcir des têtes de gros champignons de Paris et les servir chaudes sur un lit de salade : c'est une idée facile, rapide à réaliser pour une entrée originale ou un déjeuner léger au soleil. Ingrédients pour 2 personnes 6 gros champignons de Paris blancs 150g de fromage frais ou du cottage cheese (genre Saint Moret) 2 cs de parmesan râpé huile d'olive sel, poivre 1 bouquet de persil plat (ou autre herbe fraiche au choix : aneth, coriandre, basilic...) Progression Préchauffer le four à 180°. Essuyer (ou laver très rapidement sous l'eau), les champignons, puis ôter les pieds (qui peuvent servir à une autre préparation). Laver et ciseler le persil. Dans un bol, écraser à la fourchette le fromage frais avec le persil et 1 cuillère à soupe de parmesan, ajouter un peu d'huile d'olive. Poivrer mais ne pas saler. Déposer les chapeaux des champignons dans un plat allant au four, y ajouter un filet d'huile d'olive, saler, puis les farcir avec la préparation au fromage. Parsemer du reste de parmesan râpé et d'une lichette d'huile d'olive et enfourner 15 minutes. Dès que les champignons sont bien dorés, c'est prêt ! Pendant la cuisson, préparer une salade composée selon la saison et l'envie. Sur la photo, j'ai disposé quelques feuilles de laitue, un avocat en quartiers, de fines rouelles d'oignon rouge et des olives noires. Ajouter un assaisonnement léger - comme une émulsion de jus de citron, sel et huile d'olive par exemple - puis dresser en disposant les champignons farcis sur le dessus.
- Franciasaláta, ou salade russe, la typique salade hongroise de macédoine de légumes
Maman, qui était d'origine hongroise avant de devenir française, appelait ce plat "salade russe". Pour les Hongrois, en revanche, cette salade se nomme "Franciasaláta" - c'est-à-dire salade française. De quoi en perdre son latin, ou plutôt son magyare :) Quoiqu'il en soit, cette salade de macédoine de légumes frais est un incontournable de la cuisine hongroise, et Maman nous la préparait souvent, en entrée ou en accompagnement. Je perpétue la tradition ! Originellement, cette salade contient des carottes, des petits pois, des pommes de terre, des racines de persil (difficiles à trouver en France, on peut s'en passer), une pomme et des cornichons, le tout coupé en morceaux de même calibre. Maman ne mettait ni pomme, ni cornichons mais toujours des carottes, des petits pois et des pommes de terre. Moi j'aime bien le mélange sucré-salé-acide. Je mets donc de la pomme, et parfois aussi des cornichons. C'est chacun selon son goût. Seul impératif : utiliser des produits frais et en aucun cas l'infecte macédoine en conserve au goût de métal qui contient des légumes archi-cuits dont des flageolets. Une hérésie pour les Hongrois ! Ingrédients pour 2 à 3 personnes 150 g de carottes 150 g de pommes de terre à chair ferme type charlotte, celtiane... 150 g de petits pois (frais ou surgelés mais si possible pas en conserve) 1 pomme acide type granny 4 cornichons Pour la sauce 1 jaune d'oeuf 1 cc de moutarde forte 10 cl d'huile neutre 1/2 cc de jus de citron sel, poivre blanc 1 cs de fromage blanc (Maman mettait de la crème fraîche) Progression Laver, éplucher puis couper en petits dés de même taille les carottes et les pommes de terre. Faire cuire les petits pois frais ou congelés à l'anglaise (dans de l'eau bouillante salée), ou utiliser un reste de petits pois de la veille, le cas échéant. Dans une casserole d'eau salée, faire cuire les dés de carottes et pommes de terre environ 5 minutes. Ils doivent être bien cuits mais pas trop cuits. Les égoutter et les passer sous l'eau froide pour stopper la cuisson. Les réserver ensuite dans une passoire. Eplucher la pomme et la couper également en dés. Débiter également les cornichons. Faire une mayonnaise maison avec le jaune d'oeuf, la moutarde, le sel, le poivre blanc et l'huile neutre. Elle doit être ferme mais pas trop. Ajouter la 1/2 cuillère à café de jus de citron et mélanger. A ce stade, les Hongrois ajoutent de la crème aigre - difficile à trouver ici - Maman utilisait de la crème fraîche épaisse. Moi j'ai choisi d'alléger un peu la sauce en remplaçant la crème par une cuillère à soupe de fromage blanc. Le rendu est tout aussi onctueux et moins gras. Il ne reste plus qu'à mélanger les légumes avec la sauce, puis à ajouter les dés de pommes et de cornichons (ou pas...) C'est prêt ! Mon conseil Cette salade peut se consommer à température ambiante. Nous, nous aimons la laisser reposer d'abord au frigo, recouverte d'un film alimentaire, pour la déguster bien froide. Maman accompagnait souvent sa franciasaláta d'un poulet rôti froid. Moi je la sers souvent dans le cadre d'un buffet froid, l'été, accompagnée d'autres salades, d'œufs durs, jambon blanc, rôti froid de viande blanche ou rosbif, etc.
- La zuppa inglese, le dessert italien facile et trop bon
Comme son nom ne l'indique pas, la zuppa inglese - littéralement "soupe anglaise" en italien - n'est ni une soupe ni d'origine anglaise. Une explication à cette dénomination pourrait être que ce délicieux dessert, qui se déguste à la cuillère, ressemble au trifle anglais. Ce dessert, que bizarrement Maman ne faisait pas, est toutefois ancré dans ma mémoire car je l'ai très souvent dégusté lors de mes nombreux voyages en Italie, professionnels, en famille ou en amoureux. Je ne me souviens pas exactement quand je l'ai goûté la première fois, mais je me rappelle avoir souvent cherché par la suite ce dessert sur la carte des restaurants que j'ai fréquentés. Trop facile, trop simple, trop bon, ce n'est que récemment que je me suis mise à le réaliser en suivant presqu'à la lettre les ingrédients entrant dans sa composition. "Presque", car dans ma recette, j'ai substitué le traditionnel "pan di spagna" par son équivalent français la génoise, et remplacé l'alchermes, la liqueur rouge permettant de colorer le gâteau, par un mélange de confiture de cerises griottes, de rhum et d'eau. Pour le reste, la recette est fidèle. Ingrédients pour 4 à 6 personnes Pour la génoise 4 œufs 4 cs rases de sucre 4 cs rases de farine une pincée de sel Pour la crème pâtissière à la vanille et au chocolat 500 ml de lait entier 4 jaunes d'oeuf 100 g de sucre 50 g de farine 1 gousse de vanille 100g de chocolat à 70% Pour le trempage de la génoise et la décoration 3 cs de confiture de cerises griotte (ou de framboise), 1 cs de rhum (ou d'eau si l'on veut éviter l'alcool) cacao en poudre pour la décoration Progression Pour la génoise Préchauffer le four à 180° chaleur statique. Séparer les blancs des jaunes. Fouetter les jaunes avec le sucre pour obtenir un mélange mousseux, puis ajouter la farine. Monter les blancs en neige très fermes avec une pincée de sel et assembler délicatement avec la préparation jaune/sucre/farine. Verser le tout dans un moule à manqué - à fond amovible ou en silicone de préférence - beurré et fariné. Enfourner pendant 50 minutes environ. Veiller à ce que la surface dore mais ne brunisse pas. Au besoin baisser à 160° en fin de cuisson. Sortir du four, démouler et laisser refroidir complètement sur un linge propre. Pour la crème pâtissière Mettre le chocolat à fondre au bain-marie ou à feu très doux. Faire bouillir le lait avec la gousse de vanille fendue en deux et grattée. Fouetter les jaunes avec le sucre puis ajouter la farine. En verser la moitié sur le mélange de jaunes. Fouetter énergiquement, ajouter le reste de lait et remettre le tout dans la casserole sur le feu. Dès que le mélange épaissit, retirer du feu, et mélanger à nouveau jusqu'à l'obtention d'une crème lisse. Séparer la préparation en deux et verser le chocolat fondu dans l'une. Bien mélanger à nouveau. Laisser tiédir les deux préparations et laisser refroidir complètement au frigo en ayant soin de les recouvrir d'un film alimentaire au contact. Pour le montage Couper la génoise en gros morceaux. Dans une assiette creuse, mélanger la confiture avec le rhum ou l'eau. Dans un grand plat - transparent c'est plus joli ! - déposer un peu de crème pâtissière vanille, puis une couche de morceaux de génoise. Les badigeonner de mélange confiture/rhum. Etendre une couche de crème vanille, puis une de chocolat. Recommencer l'opération. Terminer par une couche de vanille et couvrir de poudre de cacao. Couvrir d'un film alimentaire - pas au contact, cette fois, pour ne pas abîmer la poudre de cacao - et laisser reposer au frigo, une nuit de préférence. C'est prêt ! A déguster bien froid à la cuillère Mon conseil La génoise peut se préparer la veille de la confection du gâteau. La crème pâtissière aussi si besoin. La zuppa inglese se conserve deux jours maximum au frigo.
- Coup de fourchette : balade gourmande à Perros-Guirec
Quel bonheur de pouvoir à nouveau se déplacer ! Mon premier voyage - une petite escapade de trois jours - a été pour rendre visite à mon fils Tristan et sa compagne Pauline, installés depuis plus d'un an en Bretagne, à Perros-Guirec. Je ne connaissais pas cette magnifique ville des Côtes d'Armor. Aussi ai-je décidé d'en faire un billet illustré, sous forme de balade gourmande, pour partager nos coups de cœur. De plus, le temps a été magnifique ! L'hôtel Agapa et son restaurant le Belouga Nous sommes descendus à l'hôtel Agapa dont une partie des chambres offre une vue imprenable sur la plage de Trestraou (ci-dessus). Arrivés dans l'après-midi du 19 mai, nous avons diné au restaurant gastronomique de l'hôtel, le Belouga, qui était autorisé pour la première fois à servir à nouveau en salle - uniquement pour les clients de l'hôtel. Un sans faute et un régal pour les yeux et le papilles. (Sur les photos : à gauche, une entrée composée de coquillages en bavaroise à la marinière, et à droite, un plat de Saint-Pierre rôti, petits pois, mangue, asperges et émulsion de cosses). Je ne saurais trop recommander cette adresse, tant pour y déjeuner ou dîner que pour y séjourner. Tout y est parfait. Attention l'Agapa fermera d'octobre à mars pour aménager une terrasse déjeunatoire. La plage de Trestraou et La Belle-Iloise Le lendemain, visite du centre ville de Perros-Guirec et balade sur la plage de Trestaou. Nous ne pouvions manquer de nous arrêter à la conserverie La belle-Iloise. Tristan m'avait déjà expédié quelques conserves de poissons l'an dernier. Cette fois, j'ai fait mes emplettes moi-même. Thon, maquereaux, sardines dans tous leurs états et à toutes les sauces mais également des tartinables divers et des salades. Cette institution vaut le détour, même si on peut aussi directement commander en ligne. Le port de Perros-Guirec et la crêperie Les Flots Le soir, nous avons évidemment choisi de déguster des crêpes, mais pas n'importe où : à la crêperie Les flots, sur le port de Perros-Guirec. Car il y a crêperie et crêperie. Celle-ci allie qualité des produits, originalité des compositions et de la présentation et une gentillesse des serveurs incomparable. Le tout pour un prix plus que raisonnable. (Sur les photos : galette à l'andouille de Guéméné et moutarde à l'ancienne et galette au saumon fumé). En prime, après une très courte averse - mais la terrasse était protégée - nous avons pu observer un magnifique arc-en-ciel en attendant nos plats. Un sans-faute ! Ploumanac'h et le restaurant La table de mon père Enfin, le troisième jour, nous sommes allés à Ploumanac'h, un des bourgs de Perros-Guirec, qui affiche fièrement à l'entrée avoir été désigné en 2015 "village préféré des Français". Un site admirable, en effet. Nous avons déjeuné sur la terrasse de l'hôtel Castel beau site, dont le restaurant gastronomique "La table de mon père" venait de rouvrir en terrasse. Un peu de vent, certes, mais un ciel bleu cæruleum et le bonheur dans nos assiettes, aussi bien pour le Fish and chips que pour le hamburger frites ou le tiramisu et le Paris Ploumanach (un Paris Brest revisité). Le tout entièrement fait maison bien sûr. Nous avons accompagné ce snacking, à la fois simple et raffiné, d'un cidre brut, évidemment. Et aussi... Côté culturel, je ne saurais trop conseiller de monter visiter un autre bourg de Perros-Guirec, La Clarté, et en particulier la Chapelle Notre-Dame de la Clarté, un bijou médiéval, construit en 1445. Et s'il vous reste un peu de temps, faites un saut à Lannion, à une dizaine de kilomètres de Perros-Guirec, et baladez vous dans le centre ville. Il y a quelques maisons dont les façades datent des XVe et XVIe siècle, notamment l'une, classée aux monuments historiques, recouverte d'ardoises. A ne pas rater.












