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  • Coup de cœur pour les fruits givrés Fruttini by MO

    J'ai enfin goûté les fruits givrés Fruttini by MO, tant de fois vantés par la cheffe Hélène Darroze sur son compte instagram. Le moins que je puisse dire c'est que nous n'avons pas été déçus. J'ai commandé par téléphone et me suis donc fait conseiller directement par Ollivia - avec deux L, elle y tient ;) - l'une des deux amies à l'origine de ce magnifique concept : des fruits givrés fabriqués dans le respect de la tradition artisanale du sud de l'Italie. Livré par Chronofresh, j'ai reçu mon joli colis, impeccablement emballé. Après avoir jeté un oeil sur le contenu de la bien jolie boite, je l'ai placée tel quel au congélateur, jusqu'au moment de la dégustation. Des fruits givrés à la saveur sublimée Grands amateurs de chocolat, nous avons évidemment adoré le sorbet cacao niché dans une belle cabosse dodue et nous sommes régalés de chaque fuit de la sélection. Il y avait aussi : un fruit de la passion, une grenade, une poire revisitée par Hélène Darroze, des dattes, un kaki Hélène Darroze, des noix, des litchis, des châtaignes, un citron verveine, une banane, un kiwi et ... notre coup de coeur des coups de coeurs, une mandarine aux éclats de marrons glacés également Hélène Darroze. Du bonheur à l'état pur pour ce moment partagé à cinq, avec un point commun : la saveur de chaque fruit est respectée et sublimée sans être trop sucrée, comme bien souvent dans les sorbets "classiques". Seul bémol : l'addition est plutôt salée, mais, selon moi, mieux vaut s'offrir ces fruits givrés magiques une fois de temps en temps que de s'abîmer le palais avec des sorbets fades et hyper sucrés. Fruttini by MO, c'est deux boutiques à Paris, click and collect et livraison chronofresh 24 Rue Saint-Placide, 75006 Paris - 01 43 20 47 31 32 Rue des Martyrs 75009 Paris. - 01 42 40 19 93 contact @ fruttinibymo.fr

  • Mon hachis parmentier goûteux et parfumé

    Ce grand classique de la cuisine française est indissociable pour moi des lendemains de pot-au-feu. Rien de tel évidemment que de le réaliser à partir des restes de bœuf ou de veau ayant cuit lentement dans un bouillon. Mais pour bien réussir un hachis parmentier, il y a quelques trucs. D'abord, bien sûr, une purée de pommes de terre maison. Ensuite une garniture goûteuse et parfumée. Enfin, un montage malin. Voici mes trucs. Ingrédients pour 3 personnes 300 g de reste de viande de bœuf ou de veau de pot-au-feu (jamais de bifteck haché !) 100 g de reste de jambon blanc ou de lardons de bacon (j'aime le contraste de goût et de texture avec les viandes de pot-au-feu) 1 échalote (pour le peps) 1 bouquet de persil (pour la couleur) 800 g de pommes de terre à purée 50 g de beurre 1 verre à moutarde de lait 1 cs d'huile d'olive sel, poivre noix de muscade 1 cs de chapelure 1 cs de parmesan Progression Sur une planche, couper au couteau la viande de pot-au-feu dans le sens inverse des fibres, ajouter le jambon ou les lardons et les couper également grossièrement. Dans une poêle, faire revenir rapidement les viandes avec l'huile d'olive puis mouiller avec une ou deux louches de bouillon. Baisser le feu et laisser mijoter environ 5 minutes. Cette étape est très importante pour que les viandes soient tendres et ne se dessèchent pas. Poivrer généreusement. Réserver. Eplucher et hacher finement l'échalote. Laver et ciseler le persil. Les ajouter dans la poêle. Parallèlement faire une purée. Laver et cuire les pommes de terre non épluchées dans une grande quantité d'eau salée. Lorsqu'elles sont cuites, les éplucher et les écraser au presse-purée. Moi je me suis procurée par internet le presse-purée italien hyper pratique, je le recommande ! Dans une casserole, mélanger la purée avec les 50 g de beurre, puis ajouter l'équivalent d'un verre à moutarde de lait pour obtenir une consistance onctueuse mais encore ferme. Y râper un peu de noix de muscade. Tout est prêt pour le montage. Préchauffer le four à 210°. Dans un plat - transparent de préférence, c'est plus joli - verser d'abord une couche de purée puis les viandes hachés avec l'échalote et le persil. Recouvrir du reste de purée, puis parsemer d'une poignée de chapelure et de parmesan râpé et mettre au four une quinzaine de minutes, le temps de réchauffer l'ensemble et d'obtenir une légère coloration en surface. C'est prêt ! A servir avec une salade (panaché de betteraves jaune et chioggia sur la photo).

  • Babpörkölt, le ragoût hongrois de haricots blancs

    Le pörkölt, ragoût typiquement hongrois, se décline avec toutes sortes d'ingrédients viandes ou légumes. Ici il s'agit d'un ragoût aux haricots blancs qui a l'avantage de pouvoir se servir tel quel, donc végétarien, ou agrémenté de saucisson - le fameux kolbasz. Personnellement, c'est comme ça que je le préfère. C'est une parfaite recette d'hiver, facile et rapide à faire, et le plat est encore meilleur réchauffé. Quant aux haricots blancs, ils peuvent être secs - donc à cuire au préalable, ou déjà cuits au naturel en bocal ou en conserve. Bref, aucune excuse pour ne pas cuisiner ce babpörkölt (bab signifie haricots en hongrois), en plat unique ou en accompagnement, pour les plus gourmands. Ingrédients pour 2 personnes 300 g de haricots blancs secs (pour la cuisson, feuille de laurier, thym, poivre en grains) 1 oignon 1 cs de concentré de tomates 1 cs de paprika en poudre 1 cs d'huile neutre sel, poivre 100 g de saucisson hongrois (ou à défaut de chorizo), facultatif Progression Si on utilise des haricots secs, les cuire au préalable dans une grande quantité d'eau non salée avec le laurier, le thym et le poivre en grains, le temps indiqué sur l'emballage°. Saler en fin de cuisson. Lorsqu'ils sont tendres, les débarrasser et les réserver. Eplucher, hacher l'oignon et le faire revenir sans coloration dans une casserole avec l'huile neutre, puis ajouter le paprika. Mouiller avec environ 10 cl d'eau, ajouter le concentré de tomates, mélanger et laisser cuire environ 5 minutes. A ce stade, moi j'ajoute le saucisson hongrois coupé en rondelles d'1/2 cm (facultatif donc, mais tellement meilleur). Enfin, terminer avec les haricots blancs et laisser mijoter à feu doux une dizaine de minutes. Les ingrédients étant déjà cuits, il s'agit seulement d'obtenir un échange de saveurs. C'est prêt ! A servir bien chaud tel quel. Mon conseil Ce ragoût peut aussi servir d'accompagnement. Sur la photo ci-après, on s'est fait vraiment plaisir en le servant avec une andouillette grillée bien française !

  • Ailes de poulet en manchons, marinées et grillées au four

    Les ailes de poulet marinées et grillées au four c'est un régal. Mais il faut reconnaître que ce n'est pas facile à manger : on s'en met plein les doigts ! Voici donc un truc simple pour leur préparation: il faut les manchonner, c'est-à-dire les préparer - avant la marinade - de telle sorte qu'on puisse les déguster avec une seule main, comme s'il s'agissait de petits pilons. Il y a un petit coup à prendre, mais après c'est un jeu d'enfant. Pour le reste, marinade et cuisson au four, la recette est facile, rapide, donc inratable, et délicieuse. Je vous explique tout. Ingrédients pour 3 personnes 9 ailes de poulet 2 gousse d'ail pilées 1 cs de paprika 1 cs d'herbes de Provence 1 cc de cumin 1 cs de crème balsamique ( ou à défaut faire une réduction de vinaigre balsamique) 1 cc de jus de citron ou de ponzu 3 cs d'huile d'olive sel, poivre Progression Préparer la marinade en mélanger tous les ingrédients. Pour manchonner les ailes de poulet procéder comme sur les photos, ci-après. Sectionner les ailes en trois parties et ne conserver que les deux parties charnues. La partie extrême peut servir à faire un bouillon de volaille. Sectionner d'un coup vif, soit avec un grand couteau, soit avec une feuille, le haut des deux parties restantes - manchon et aileron - afin de mettre l'os à nu. Pour le manchon, c'est-à-dire la première section de l'aile : avec un couteau gratter l'os de haut en bas pour faire progressivement glisser la chair vers le bas, jusqu'à obtenir une sorte de pilon. C'est très facile. Pour l'aileron : le poser sur une planche à la verticale et à l'aide des pouces et des index dégager délicatement le haut des deux os, le gros et le petit. Poursuivre, en s'aidant éventuellement du dos d'un couteau, pour parvenir à dégager les os jusqu'à la base. A ce moment-là, se concentrer sur l'os le plus fin, le dégager complètement puis le faire pivoter de 180° - on y parvient très facilement - pour l'ôter complètement. Il ne reste plus alors qu'à restructurer la chair de l'aileron autour de l'os restant. On obtient ainsi une sorte de deuxième pilon, quasiment identique au premier. Procéder de même avec toutes les ailes. Lorsque les ailes sont ainsi manchonnées en pilon, les enrober dans la marinade et laisser reposer au frigo au minimum 30 minutes. Préchauffer le four à 180°. Déposer les ailes manchonnées et marinées sur une plaque recouverte de papier cuisson et laisser cuire au four environ 30 minutes en les retournant à mi-cuisson. Lorsque les ailes sont bien dorées, c'est prêt ! Servir sur un lit de salade verte.

  • Káposztás tészta ou káposztás kocka, les pâtes hongroises au chou

    Vous ne trouverez sans doute pas ce plat hongrois, aussi rustique qu'économique, dans les restaurants de Budapest. Pourtant il est emblématique de la cuisine hongroise. Il s'agit d'une recette toute simple de pâtes cuites avec du chou, et servies très poivrées. Appelé indifféremment káposztás tészta (pâtes au chou - prononcer kaposstach tésstà) ou káposztás kocka (cube au chou, prononcer kaposstach kotskà), ce plat est sucré ou non, suivant les familles. Chez nous, il ne l'était pas. J'ai donc choisi de le présenter ainsi. Les pâtes occupent une place importante dans la cuisine hongroise et dans le passé, elles étaient toujours fabriquées maison. Je me souviens de Maman, étalant la pâte finement au rouleau, puis me laissant avec une petite roulette, dessiner de longues bandes qui servaient ensuite à façonner des formes rectangulaires, les fameuses lebbencstészta. Aujourd'hui, on utilise le plus souvent des pâtes sèches déjà préparés, et la forme importe peu. Je n'ai pas réalisé les pâtes moi-même, je l'avoue. L'idéal est d'utiliser des pâtes hongroises que l'on peut se procurer sur le site Hongrie gourmande. Sinon, utilisez des pâtes italiennes, ce qui est le plus pratique. Mais pour conserver à peu près la forme des pâtes de Maman, j'utilise des paccheri, en forme de gros tubes. Une fois cuites, je les ouvre, car coupées en quatre elles ressemblent - un peu - aux fameuses pâtes maison de Maman. Ingrédients pour 2 personnes 1 chou blanc 180 à 200 g de pâtes sèches (moi j'a opté pour des paccheri) 2 cs d'huile sel poivre du moulin 1 cc de sucré (facultatif, seulement pour la version sucrée) Progression Laver le chou, ôter les premières feuilles trop dures, puis le râper, pas trop finement. Parsemer de sel et laisser dégorger au moins 20 mn. Mais on peut le faire même la veille au besoin. Presser ensuite le chou, pour ôter l'excédent d'eau. Dans une poêle, mettre à chauffer l'huile, puis ajouter le chou. Le laisser dorer à feu plutôt vif environ 15 minutes, en remuant régulièrement. Il faut qu'il prenne une teinte marron clair. Ne pas ressaler mais poivrer une première fois. Lorsque le chou est cuit, baisser le feu et réserver. Mettre de l'eau salée à bouillir et faire cuire les pâtes. Lorsqu'elles sont al dente, les égoutter, et - s'il s'agit de la même variété de pâtes que les miennes, donc des paccheri - les découper sur une planche (voir photo), pour les faire ressembler aux pâtes hongroises maison. Les ajouter au chou dans la poêle, augmenter le feu et mélanger vivement une à deux minutes, pour que les saveurs se mélangent, mais en évitant que la préparation n'attache. C'est prêt ! Servir immédiatement dans les assiettes, en ajoutant généreusement du poivre du moulin. Mon conseil Pour la version sucrée, il faut d'abord faire caraméliser une cuillère à café de sucre avec l'huile de la poêle, puis ajouter le chou. Le reste de la recette est identique. Ce plat est aussi excellent réchauffé.

  • Coup de projecteur : le carvi, épice incontournable de la cuisine hongroise

    Ce "coup de projecteur" pourrait presque être un "coup de gueule", tant je suis consternée de voir et lire - y compris dans les ouvrages culinaires et sur les étals de nombreux fromagers, la confusion qui perdure entre le carvi et le cumin. Par conséquent, j'ai décidé d'expliquer une bonne fois pour toutes pourquoi il ne faut pas/plus confondre ces deux épices, dont le seul point commun est une vague ressemblance d'aspect. Le carvi et le cumin sont toutes deux des ombellifères, mais: Le carvi - carum carvi - est une petite plante bisannuelle aux graines noirâtres qui pousse à l'état sauvage sous des climats plutôt rudes, en Europe du Nord et de l'Est notamment. Son parfum subtil est légèrement anisé. Le cumin - cumimum cymimum - est cultivé en Inde et sur le pourtour méditerranéen et se récolte une fois par an. Ses graines sont plutôt jaunâtres. Son parfum est bien plus puissant et prégnant que celui du carvi. Pour reprendre la terminologie de l'Ile aux épices - qui fait bien la distinction entre les deux ! - on peut dire que le carvi est une épice des pays froids alors que le cumin est une épice des pays chauds. Si je résume : le carvi c'est pour le goulash, le cumin c'est pour le couscous ! D'où provient cette confusion ? Elle provient probablement du fait que le carvi est (malheureusement) aussi appelé cumin des près ou cumin de Hollande. Du coup, depuis des années, les cuisines européennes du Nord et de l'Est qui utilisent abondamment le carvi comme en Allemagne, Autriche, Hollande, Hongrie mais aussi en France, en Alsace, se trompent allègrement d'appellation. Le gouda et le munster dits "au cumin" sont en fait préparés avec du carvi, épice qui entre également dans la composition des savoureux petits pains scandinaves, du goulash hongrois et du körözött, par exemple. Elle est réputée faciliter la digestion, c'est pourquoi on la retrouve aussi dans de nombreuses recettes à base de chou, dont la choucroute, bien sûr, mais aussi dans la composition de nombreuses saucisses. En revanche le cumin - le vrai - parfume délicieusement toute la cuisine d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient : couscous, tajine, falafels etc. Notons que la langue anglaise ne fait pas la confusion car les graines de carvi se disent caraway seeds alors que les graines de cumin se traduisent par cumin seeds. En raison des vertus attribuées au carvi, les familles hongroises concoctent depuis toujours une délicieuse soupe au carvi, censée soigner les états de fatigue, digestives ou autres. Petite fille, je me souviens que Maman nous cuisinait souvent cette soupe à diner, pour "compenser" un déjeuner un peu lourd. Aujourd'hui, cette soupe demeure toujours très appréciée par les Hongrois.

  • Soupe hongroise au carvi - köménymagos leves

    La soupe hongroise au carvi était traditionnellement servie en entrée, avant un plat roboratif à base de chou ou de choucroute. Le carvi était en effet réputé faciliter la digestion et éviter les flatulences. Par la suite, la soupe au carvi est devenue le plat concocté par les Hongrois aux personnes un peu souffrantes, ou tout simplement un repas léger, servi au diner par exemple, après un déjeuner copieux. Mais j'ai souvenir que Maman réalisait cette soupe sans raison particulière, juste parce que nous adorions ce parfum de carvi - qui n'a rien à voir avec le cumin des plats orientaux. La soupe est une vraie recette du placard, facile et rapide à réaliser. Seul bémol : elle ne contient aucun légume. Il est donc souhaitable de prévoir fruits ou/et légumes avant ou après cette soupe afin que le repas soit équilibré, Ingrédients pour 2 personnes 10 g de beurre 2 cs de farine 1 cs de carvi (du vrai carvi pas du cumin) 75 cl d'eau sel Pour les croutons 2 tranches de pain de campagne 1 cs d'huile Progression Dans une casserole, faire fondre le beurre puis y faire torréfier les graines de carvi. Ajouter ensuite la farine, mélanger et laisser légèrement brunir. Lorsque la farine a bien roussi, mouiller avec l'eau, porter à ébullition et laisser cuire 3 à 5 minutes. Filtrer à travers une passoire pour ôter les graines de carvi, puis remettre dans la casserole et réserver à feu doux. Ôter la croute des tranches de pain et découper des petits cubes d'un cm. Dans une poêle, mettre l'huile à chauffer puis faire rissoler les croutons de pain. Lorsqu'ils sont bien dorés, il ne reste plus qu'à dresser. C'est prêt ! Servir la soupe de carvi dans des assiettes creuses et apporter les croutons dans un plat à part. Chacun ajoute directement dans son assiette autant de croutons qu'il le souhaite. Mon conseil Cette soupe peut se préparer à l'avance car elle se réchauffe très bien. Les croutons doivent être déposés chauds dans les assiettes. Ils peuvent aussi se préparer à l'avance puis réchauffés à feu doux.

  • Töltött káposzta, feuilles de chou farcies à la hongroise

    Le töltött káposzta, littéralement chou farci, est une des recettes emblématiques de la cuisine hongroise. Ce sont des feuilles de chou blanc ou de chou aigre farcies, cuites entre deux couches de choucroute. Chaque famille hongroise la connait, avec des variantes, comme toute cuisine traditionnelle qui se transmet de génération en génération. Je n'ai malheureusement pas retrouvé la recette exacte de Maman, mais grâce à ma grande soeur Françoise, j'en réalise une à peu près fidèle à mes souvenirs d'enfant. J'y ajoute quelques rondelles de saucisson hongrois - le fameux kolbasz. Certains n'en mettent pas, d'autres vont plus loin encore et proposent aussi du lard fumé. Enfin, s'il reste de la farce et plus de feuilles à remplir, on peut intercaler directement des boulettes entre les couches de choucroute. Je le fais parfois. Bref, vous l'aurez compris, le töltött káposzta (prononcer teulteut kàposstà) est un plat familial, ce qui signifie que chacun peut y ajouter sa touche personnelle et qu'au final, la meilleure recette est toujours... celle de notre mère. Ingrédients pour 3 à 4 personnes 1 chou blanc 700 g de choucroute 500 g de viande de porc maigre hachée 40 g de riz 1 gros oignon 1 oeuf 2 cs de paprika 1 cs d'huile crème fraîche (facultatif) Quelques rondelles de saucisson hongrois (facultatif). Dans l'idéal du salami de csabai, mais à défaut, du chorizo espagnol peut faire l'affaire. sel, poivre Progression Laver le chou blanc, couper le pied et creuser le centre sur une profondeur d'environ 5 à 7 cm, ce qui permettra de détacher ensuite les feuilles plus facilement. Immerger le chou dans une grande marmite d'eau bouillante salée afin de le blanchir. L'opération dure une dizaine de minutes. Au fur et à mesure, détacher les feuilles à l'aide d'une fourchette, les retirer et les rafraîchir sous l'eau froide avant de les déposer sur une planche recouverte de papier absorbant. Parallèlement, faire cuire à moitié le riz blanc dans de l'eau bouillante salée, l'égoutter, et le laisser refroidir. Eplucher l'oignon, l'émincer très finement, ou mieux, le mixer. Dans une jatte, mélanger la viande de porc haché avec la moitié de l'oignon, le riz, l'oeuf entier, le sel, le poivre et 1 cuillère à soupe de paprika. Farcir les feuilles une à une avec une petite quenelle de cette préparation puis replier la feuille. Refouler ensuite avec l'index les deux extrémités vers l'intérieur (voir les photos). Dans une grande cocotte, faire revenir sans coloration le reste de l'oignon haché avec de l'huile, puis hors du feu, ajouter la 2e cuillère à soupe de paprika. Mélanger et mouiller avec l'équivalent d'un demi verre à moutarde d'eau. Disposer dans la cocotte un tiers de la choucroute puis recouvrir de quelques rondelles de saucisson. Remettre une deuxième couche de choucroute puis déposer les feuilles de chou farcies. Terminer avec le reste de choucroute. Ajouter au besoin un peu d'eau afin que le liquide affleure la choucroute. Couvrir et mettre à cuire, à feu modéré, pendant une bonne heure. Lorsque le plat est cuit, la choucroute a pris une belle coloration orangée, grâce au paprika. Deux options alors, suivant les recettes et les familles : Soit on le sert tel quel avec une sauce assez liquide; soit on retire les choux, on épaissit le jus en ajoutant un roux (chauffer une cuillère à café de farine avec un peu d'huile dans une casserole, puis ajouter un peu de jus avant de reverser le tout dans la cocotte). Remettre ensuite les choux sur le dessus. Moi j'aime bien cette version. C'est prêt ! Servir dans chaque assiette un peu de choucroute, surmontée de choux farcis et de saucisson, et déposer (ou pas..., c'est affaire de goût) une petite cuillère de crème fraîche sur le dessus. On peut ajouter, le cas échéant, une boulette de farce. Mon conseil Ce plat peut aussi être cuit au four - c'est comme ça que le prépare ma sœur ! Il est encore meilleur réchauffé, donc ne pas hésiter à en faire de grandes quantités ;)

  • Sauce hongroise au raifort - tormamártás, pour pot au feu ou autres viandes et poissons

    Maman ne servait jamais son pot-au-feu juste avec gros sel, moutarde et cornichons, à la française. Elle l'accompagnait toujours de sauces délicieusement parfumées et savoureuses : à la tomate, à l'aneth, aux poires ou encore au raifort. C'est cette dernière sauce, hongroise, qui était ma préférée. La tormamártás (prononcer "tôrmàmartache") se prépare normalement en râpant une racine fraîche de raifort. Mais je dois admettre que j'ai toujours vu Maman la préparer à partir de raifort déjà conditionné en bocal. C'est plus rapide et tout aussi bon. Suivant les marques, le raifort est préparé avec plus ou moins de sucre, vinaigre, huile, voire un peu de lait. J'utilise indifféremment les marques comme Albert Menès, Bornibus ou Kühne, par exemple. La sauce au raifort de Maman, inratable, accompagne à merveille le pot-au-feu, ou toute viande et volaille bouillies, un poisson poché et même un plat de légumes cuits à la vapeur. Une recette simple et rapide dont toute la famille est fan ! Ingrédients pour 2 personnes 100 à 125 g de raifort en bocal 30 g de beurre 30 g de sauceline Maïzena (ou de farine) 2 louches de bouillon du pot au feu sel 1 cs de crème fraîche (facultatif) Progression Faire un roux, c'est-à-dire mettre le beurre à fondre puis ajouter soit la sauceline de Maïzena (préparation à base de fécule de pomme de terre que je trouve plus légère pour cette recette), soit de la farine. Mouiller avec le bouillon du pot-au-feu et bien mélanger pour obtenir une texture de béchamel souple. Ajouter ensuite le raifort et mélanger à nouveau puis porter 2 minutes à ébullition. A ce stade, je conseille de goûter avant de saler car la préparation en bocal est plus ou moins salée suivant les marques. De même, en fonction des goûts, on peut ajouter encore un peu de raifort ou pas: certains aiment la sauce bien piquante, d'autres moins. Mes dosages correspondent à une sauce moyennement piquante. C'est prêt ! On peut ajouter une cuillère à soupe de crème fraîche pour apporter davantage d'onctuosité; Maman le faisait, c'est facultatif. Mon conseil Cette sauce se réchauffe très bien. Si on la prépare pour un autre accompagnement que le pot-au-feu et qu'on ne dispose donc pas de bouillon, elle peut très bien être réalisée en remplaçant le bouillon par du lait.

  • Torta speck e scamorza - tarte italienne jambon fromage

    Voici une tarte rustique simplissime à réaliser en quelques minutes avec un rouleau de pâte feuilleté prêt à l'emploi. Les Italiens y ajoutent généralement des pommes de terre, mais je la préfère juste avec du jambon et du fromage. A servir pour un déjeuner sur le pouce avec une salade. Encore une recette inratable et savoureuse made in Italia ! Ingrédients pour 2 personnes 1 rouleau de pâte feuilleté 1 boule de scamorza fumé ou nature (ou 200g de provolone) 4 tranches fines de speck (un autre jambon fumé peut convenir) 2 oeufs 250 cl de lait demi-écrémé 1 yaourt poivre Progression Préchauffer le four à 180° Battre les œufs avec le lait et le yaourt. Poivrer généreusement mais ne pas saler. Couper le fromage en petits morceaux (ou le râper). Dérouler la pâte feuilletée, la disposer dans un moule à tarte et la piquer avec une fourchette. Répartir le fromage sur la pâte, puis verser la préparation à l'oeuf. Enfin, déposer sur le dessus les tranches de speck. Enfourner pour 35 à 40 minutes. Lorsque la tarte a bien gonflé et que la surface est dorée, c'est prêt ! A servir chaud ou tiède avec une salade composée. Mon conseil Cette tarte se réchauffe très bien.

  • Omelette aux tomates cerise, mozzarella et basilic

    Voici une petite recette italienne vite fait bien fait, avec des aliments qu'on a (presque) toujours dans son frigo: la frittata con pomodorini e mozzarella. C'est une omelette simple et rapide à servir en brunch, en entrée ou en déjeuner / diner légers. Elle est facile à faire, jolie à présenter et surtout... délicieuse à déguster. Ingrédients pour 2 personnes 4 œufs une belle boule de mozzarella 4 tomates cerise rouges et jaunes quelques feuilles de basilic 1 cs d'huile d'olive sel et poivre ou piment d'Espelette Progression Laisser reposer la mozzarella dans une passoire quelques minutes afin qu'elle perde son eau, puis la découper en quatre tranches. Laver, sécher les tomates cerise et les couper en deux. Battre les oeufs en omelette. Saler et poivrer. Dans une poêle, faire chauffer l'huile d'olive puis y verser les œufs battus. Laisser coaguler une minute. Ajouter ensuite les quatre tranches de mozza puis les tomates cerise. Poivrer Couvrir, baisser le feu et laisser cuire environ 5 minutes, le temps que la mozzarella fonde lentement et que les œufs terminent de cuire. Lorsque l'omelette est cuite, mais encore légèrement baveuse, éteindre le feu, parsemer de quelques feuilles de basilic frais. C'est prêt ! Servir immédiatement avec une jolie salade verte.

  • Salade hongroise de betteraves rouges au raifort - céklasalàta

    Cette salade est un grand classique de la cuisine hongroise et sert le plus souvent d'accompagnement à un plat de viande. Il s'agit tout simplement de betteraves rouges cuites, râpées et assaisonnées à l'aigre-doux, avec un ingrédient incontournable qui fait toute sa saveur : le raifort. Idéalement, on râpe de la racine de raifort, mais elle est difficile à trouver. Même, Maman utilisait déjà à l'époque du raifort râpé en bocal. On en trouve facilement d'excellents et, double avantage, le condiment est le plus souvent déjà préparé avec du vinaigre et du sucre, ce qui facilite d'autant la réalisation de la salade. Voici donc la recette avec du raifort déjà râpé en bocal (que les puristes me pardonnent). Simple, rapide, très diététique, à consommer sans modération ! Ingrédients pour 2 personnes 2 betteraves rouges (j'ai un faible pour la variété crapaudine moins aqueuse donc plus gouteuse) 1 belle cs de raifort râpé (ou plus) déjà assaisonné en bocal 1 goutte de vinaigre de vin (si nécessaire) 1/4 cc de sucre (si nécessaire) 1 cc d'huile neutre Progression Si vous achetez les betteraves crues (c'est meilleur !), les cuire au four, enfermées dans un papier cuisson puis du papier aluminium. C'est un peu long mais tellement bon. On peut aussi les cuire à la vapeur. En revanche, éviter de les cuire à l'eau, elles perdent de leur saveur. Mais acheter les betteraves cuites est parfait aussi. Eplucher les betteraves cuites. Les râper finement et les disposer dans un saladier. Ajouter une belle cuillère à soupe de raifort, voire plus si l'on aime bien que cela soit relevé mais attention, cela peut vite devenir très piquant en fonction de la marque de bocal utilisée. Bien mélanger, puis rectifier si besoin l'assaisonnement avec une point de vinaigre et/ou de sucre et une cuillère à café d'huile neutre, type tournesol. Cela dépend également de la marque de raifort en bocal utilisée. Si possible, couvrir et laisser reposer/macérer au moins une heure au frigo. C'est prêt ! Moi je propose cette salade avec un peu plus de raifort en décoration, pour les amateurs de sensations fortes ! Mon conseil Cette salade se conserve très bien et accompagne à merveille toutes sortes de viandes froides ou chaudes ainsi que le Rakott krumpli, le gratin de pommes de terre hongrois.

T&T tradition transmission
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